En quelques jours, nous sommes passés de l’été le plus indien que j’ai connu à Paris à un automne bien pourri. C’était radical, et violent, et tristoune. Du coup, on est repassés direct à la confort food.
Ok c’est un peu l’arnaque de te présenter ça comme une recette tellement c’est facile, mais c’est un peu un de mes go-to de quand je ne sais pas quoi cuisiner. Patate douce fondante avec ma sauce habituelle tahini/miel. Super facile, et toujours aussi délicieux.
La semaine dernière, j’ai fait un truc fou. J’ai signé l’acte d’achat d’une maison à rénover entièrement sur Lille.
Mon petit salaire ne me permettant pas d’acheter sur Paris (même pas un 9m2, ce qui est cocasse), j’ai dû me résoudre à faire un achat d’investissement sur Lille, et vu que même là-bas, mon budget est petit, j’ai acheté une ruine dans un quartier qui me plaît moyennement.
Je ne vais pas te mentir, cela ne fait que trois jours que les travaux ont commencé et je suis déjà en surchauffe. Entre les to-do list interminables, les questions légales car la maison que j’ai acheté était une ancienne saisie, les courbatures, les questions esthétiques et les aller-retour à la benne et à leroy merlin (ce qui constitue 80% des travaux, ne nous mentons pas), je n’en peux plus (D’ailleurs si ça t’intéresse je documente ça sur insta).
De retour sur Paris la semaine, je fais des tartes, des soupes, des gros trucs rapides et faciles, et cette tarte en fait partie : des tomates cerises crues, des épices et une pâte feuilletée.
Pour finir l’été, j’ai emmené L. dans une surf house en Bretagne, afin de profiter des derniers rayons du soleil et de découvrir enfin ce sport dont il me parle tant.
Alors oui, il y a des spots de surf en Bretagne, notre West Coast à nous. Et non, on ne gèle pas sur place (c’est à ça que servent les combis après tout). Et enfin, oui, j’ai réussi à monter sur ma planche, ce qui était un exploit en soi !
Durant ce week-end, on s’est principalement nourri de pâtes et de galettes. Côté healthy on repassera… du coup en rentrant j’ai essayé d’équilibrer un peu plus, avec ce saumon fondant, une recette de L. qui est délicieuse et une salsa rafraichissante.
Enfin, ENFIN arrivent les vacances. Bientôt, la Croatie et puis la Bretagne. On fait ses valises, on boucle les projets au taf et puis évidemment, on finit le frigo et le congélo.
Les galettes de ce qui traîne dans le frigo, c’est ma passion, et parfait pour finir les restes. J’ai retravaillé ma recette de galettes riz/courgettes et j’en ai tenté d’autres : à base de lieu, et de carottes. C’est délicieux, ça se transporte et ça se congèle facilement. Tu peux les manger avec un peu de moutarde, de sauce soja ou de pesto (les trois furent testés et approuvés).
Les navets ne sont pas trop un légume d’été mais quand j’ai vu cette idée passer sur insta, je ne pouvais pas résister. Je fais parfois du navet (souvent avec du miel ou des éléments sucrés pour contrecarrer le côté un peu amer) mais je n’avais jamais pensé à préparer des légumes tout simplement avec un peu de sauce teriyaki. Mon collègue, en voyant mon tupperware, m’a d’ailleurs dit « les navets ça se mange comme ça ? Je n’en ai jamais mangé autrement qu’en soupe ! » Mais en les faisant cuire lentement à la poêle avec le bon accompagnement, ils deviennent fondants et le résultat est délicieux !
Tu vas vite réaliser qu’en vrai, ici c’est une version cheap et rapide de la sauce teriyaki, tu peux évidemment également en faire une vraie, ou même en acheter de la toute faite !
Le moment de l’année que j’adore/redoute arrive : mon anniversaire. Je déteste vieillir : pas très original, tu me dirais, mais moi je détestais ça même quand on appelait encore ça « grandir ». Je suis le genre de personne qui aimerait être coincée à 7-8 ans, ou alors au lycée, ou alors en études, mais en tous cas je suis très « c’était mieux avant ». J’enrobe donc la pilule en organisant chaque année un gros week-end chez mes parents : cette année cela a failli être compromis mais mes géniteurs ont craqué devant la difficulté de louer quelque chose en ces temps de covid. Ma coloc adorée nous organise même une murder party, donc avec un peu de chance, je me sentirais même pas tant que ça vieillir !
En attendant de te parler de mes traditionnelles recettes d’anniv, je te présente une nouvelle version twistée de ce condiment colombien (enfin qu’on retrouve dans une grande partie d’Amérique latine mais L. dit que c’est colombien avant tout) qui est parfaite pour les températures actuelles, et surtout pour les barbecues.
Je te présente : la recette super facile et plutôt saine qui te sauve ton repas. Si t’as la flemme, tu rajoutes un peu de riz et un oeuf et t’es paré.
J’ai presque honte d’en faire une recette mais il m’est apparu que beaucoup de gens ne connaissaient pas cette association ou cette façon de cuire les betteraves. Comme quoi l’essentiel en cuisine, en tous cas pour moi, ce n’est pas la pâtisserie hyper complexe ou les plats rôtis impressionnants des repas de famille, mais plutôt des associations et des techniques qui marchent à tous les coups et te simplifient la vie, comme celle des oeufs durs parfaits, ou celle-ci.
Après mon article sur les salades faciles, je te présente mes derniers essais du printemps, plutôt classiques… avec avec le petit ajout qui change tout : kiwi, citron, pêche…
Salade tomates feta kiwi
Un nouveau twist à la salade de tomates.
Mélanger 3 tomates coeur de boeuf en morceaux, 2 kiwis, 50 g de feta émiettée, vinaigre balsamique, sel et poivre.
Salade de pâtes, citron et tomates
Classique, mais efficace, le zeste de citron fait beaucoup.
Mélanger 100 g de pâtes courtes cuites, 150 g de tomates cerises multicolores coupées en deux, le zeste et le jus d’1 citron, 1/2 oignon rouge épluché et haché, sel, poivre, vinaigre balsamique. Servir avec un peu de basilic haché et 50 g de feta émiettée.
Panzanella à la pêche
Mélanger 1 pêche en morceaux, 150 g de tomates cerises multicolores coupées en deux, 1/2 oignon rouge épluché et haché, 1 quignon de pain coupé en petits cubes (tu peux prendre du pain rassis), sel, poivre, vinaigre balsamique. Laisser reposer 1h au frigo pour ramollir le pain. Servir avec un peu de basilic
Toi qui aimerais bien te lancer dans les salades mais qui pense que ce ne sont que des trucs sans goûts pour quand on est au régime, mon coloc et L. étaient comme toi. Maintenant, j’essaie (et je réussis, plus ou moins) de leur faire découvrir que ce n’est pas si compliqué de réussir une bonne salade est que c’est délicieux.
Voici donc mes conseils/étapes et surtout mes recettes fétiches pour te lancer dans des salades simples, pas trop avant-guardistes et parfaites avec l’été qui arrivent !
Choisir une base
De légumes (haricots verts, tomates, petits pois) ou de féculents (riz, pâtes, pommes de terres) ou de protéines (pois-chiches, haricots blancs…). Si tu mets des féculents, je te conseille d’y ajouter des légumes (et les tomates, avocats et les épinards frais fonctionnent quasiment toujours). Tu peux ensuite y ajouter un type de fromage (feta, mozza et chèvre frais sont mes préférés, mais pourquoi pas comté, emmental…). Quelques associations qui marchent :
Pommes, fruits rouges, agrumes… Personnellement je conseillerai surtout la pêche (avec la tomate ou du jambon), la mangue (avec la tomate ou l’avocat), la pomme (avec du comté), les fraises (avec de l’avocat, du balsamique…) ou les framboises (avec des haricots verts ou de la salade)
Salades tomates mozza twistée avec de la mangue et avec de la pêche
Cette photo fait très peu sexy, mais si tu veux améliorer un peu le quotidien des petits pois décongelés et ce rapidement, ce plat est parfait : comme toujours, Ottolenghi réussit sa magie, et ça m’arrange bien parce qu’avec le retour au bureau, la vie normale revient peu à peu et, tout comme on s’était habitués au rythme de la quarantaine, il faut maintenant se réhabituer au rythme normal, et franchement perso, je suis déjà épuisée. Mais on ne va pas se mentir, ça fait énormément de revoir les copains, de retrouver ma famille, de prendre une bière en simili terrasse (dans la rue quoi) et de ne pas faire d’attestation pour un oui ou pour un non… Le seul mécontent du déconfinement restera donc le chat, qui s’était habitué à nous avoir non stop.