riz

Rougail saucisse

Tu m’entends souvent me plaindre de Paris, de ses transports qui durent des heures, des prix inadmissibles, du bruit des klaxons et des soirées beaucoup plus sages que les lilloises. Que veux-tu, j’adore me plaindre et je suis une lilloise convaincue ; cependant, des fois, une balade dans un parc, une jolie petite rue, un dimanche à bruncher près d’un parc et je ne peux pas m’empêcher d’apprécier cette ville. Les soirées, c’est souvent plus compliqué, peut-être parce que j’ai l’habitude de la spontanéité et des bas prix lillois, mais il n’y a pas longtemps, j’ai enfin fait ma première soirée parisienne incluant un retour à l’aube, avec le soleil qui se lève et les oiseaux qui chantent : mes soirées préférées.

Pourquoi je te raconte tout ça me diras-tu ? (Parce que c’est mon blog et qu’en plus de me plaindre j’adore raconter ma vie) Parce qu’à cette fameuse soirée, il y avait un fond de casserole de rougail saucisse… qui était une tuerie.

Ce plat d’origine réunionnaise est en fait hyper basique : des saucisses, des tomates et des oignons, bien épicés et compotés, qui se mangent avec du riz. Mais si le dosage des épices et la cuisson sont bons, cela fait la plus parfaite des confort food. Alors pour un week-end de boulot, je ne me suis pas privée, et j’ai fait une énorme portion qui m’a duré deux jours, et m’a permis de survivre parmi ce raz-de-marée de travail (dont je te reparlerai, n’ai crainte).

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Des aubergines et du miso : deux variantes

L’autre jour, j’ai été sur le plateau de Taratata. Autant te dire que je ne connaissais même pas l’émission ; ayant passé la plus grosse partie de ma vie sans télévision, je n’ai aucune culture télévisuelle, donc j’étais moyennement convaincue par l’idée. Mais A., ma chère collègue au nom de fleur (sauras-tu deviner quelle fleur ?), voulait absolument y aller, donc je n’ai pas eu le droit de faire demi tour une fois mise devant le fait accompli.

Parce que oui, ils ont commencé à enregistrer en retard, on est sorties super tard, j’en pouvais plus, je regrettais un peu ma décision… Mais en vrai on est juste entre le présentateur et l’invité les ¾ du temps donc c’est déjà ça (je pense à mes fans qui sautent de joie).

Où est le lien avec la nourriture, me diras-tu ? Alors déjà c’est mon blog je dis ce que je veux, ensuite, pendant cette interminable émission (heureusement) on avait prévu un tupperware à manger froid debout. J’avais des aubergines au miso et au tofu fumé avec un peu de riz : froid, c’était moyen, et je ne pensais pas le publier, mais A. l’a goûté et a adoré ! Comme elle m’a réclamé la recette, j’en profite pour publier mes deux dernières recettes à base d’aubergines et de miso. Ce sont deux variantes qui paraissent assez semblables, mais l’aubergine au four est plus caramélisée et les deux ont leur interêt. Deux plats vegans ultra faciles et rapides pour les repas du soir, avec les mêmes ingrédients de base : perso, j’ai toujours un pot de miso dans le frigo et je ne saurais que te conseiller de faire de même, ça pimpe un repas un peu basique en moins de deux et ça se garde très longtemps.

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Risotto aux épinards et chèvre

Rien de mieux pour le cocooning d’hiver qu’un bon petit risotto bien gras et bien collant. En ce moment, je me gave de ce genre de plats réconfortants, histoire de me donner le courage de me remettre au boulot, scolaire, en rentrant du vrai boulot… Le temps de cuisiner devient ma « pause » qui me vide l’esprit, donc finalement, le fait que le risotto prenne trois heures à faire n’est pas si chiant que ça. Cette fois-ci, je te propose une variante assez classique, mais délicieuse avec un peu de citron et du chèvre frais… Tu peux aussi ajouter du basilic, ou des petits pois au printemps.

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Yaki onigiri au miso

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Je t’ai déjà parlé de ma passion pour les onigiris, ces délices japonais qui se croquent à toute heure de la journée, achetés à moins d’1 € dans un konbini. Eh bien il y a peu, j’ai découvert une variante, les Yaki Onigiris, des onigiris grillés, ici avec un beurre de miso, un peu de sésame et de la coriandre de mon balcon (nommé sobrement PNL). L’onigiri devient alors croustillant, un délice…

Après une fournée dévorée seule, j’ai servi ce qui restait à un dîner, après un samedi après midi passé à travailler notre rapport de stage final entre amis, agrémenté de quelques kir pour décompresser. C’était un dîner de restes avec des yaki onigiris japonais, des alokos burkinabés et de la moussaka grecque (recette à venir…). Voilà le délire.

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Méli-mélo de riz, légumes et tempeh sauce teriyaki

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Comme tu l’as peut-être vu sur Instagram, après le tofu et le seitan (pas convaincue), j’ai fait le test du tempeh, une autre de ces tablettes de protéines végétales qui ne donne pas très envie visuellement. Je me boboïse (encore plus qu’avant). Verdict : pas mal du tout ! Alors ça reste toujours un peu cher, mais une très bonne source de protéines (je me remets au sport intensif, il en faut), plus ferme que le tofu et avec plein de goûts plutôt cool.

Et avec ce tempeh, j’ai fait un grand méli-mélo très sympa, une « casserole » comme ils disent en américain, terme pas vraiment traduisible. Un plat parfait pour les restes, qui s’adapte à toutes sortes de féculents, protéines et légumes surgelés ou restants, et qui contient tout ce que ton corps a besoin (paraît-il) ! J’ai pris des brocolis et des haricots verts mais par exemple j’imagine bien avec des courges… Ou avec des légumes surgelés, genre typiquement les restes du congélo filés par mon paternel avant de débrancher son frigo pour les vacances. Et avec ça, ultra simple, il faut juste tout mélanger, arroser de sauce au mettre au four.

Dit comme ça c’est un peu l’arnaque en fait d’en faire une recette…

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Riz sauté au kimchi

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Lorsque j’ai invité ma chère collègue au nom de fleur à venir manger (celle là même pour qui j’avais fait le fondant chocolat caramel beurre salé), j’ai voulu vérifier d’abord qu’elle aimait bien le kimchi, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise. En effet, tout le monde n’aime pas ce chou pimenté fermenté coréen, même si personnellement je ne jure que par ça. Elle m’a répondu qu’elle adorait. Formidable, je savais ce que j’allais lui faire à manger : je venais de finir mon kimchi maison, qui malheureusement n’est pas encore au point (raison pour laquelle je ne t’en ai pas parlé) mais tout de même délicieux. J’allais faire un riz sauté au kimchi, avec un œuf pour les protéines. Un plat complet super facile et rapide (on devait aller au théâtre juste après mais on a raté la séance, m’enfin c’est une autre mésaventure), en plus d’être très bon pour la santé (merci le kimchi) !

Il s’est avéré qu’elle n’avait en fait jamais goûté de kimchi. Heureusement, elle a aimé quand même.

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Arancini, coeur au bleu

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Quand on aime cuisiner et qu’on arrive à Paris, on est vite confronté à un problème majeur : la taille des cuisines. J’ai la chance d’avoir une vue sur la tour Eiffel (ça n’a pas de rapport, j’aime juste bien le mentionner) et une cuisine séparée, mais elle reste petite : un seul bac d’évier, deux pauvres plaques électriques (toi même tu sais que c’est la mort), un tout petit frigo, et un mini freezer… C’était indispensable pour moi de pouvoir congeler, je congèle tout : les herbes aromatiques, les blancs d’oeufs, les légumineuses cuites… Sauf que le mien marche mal, il faut bien enfouir les tupperwares dans la glace pour qu’il conserve vraiment. Je suis donc forcée de gérer les stocks, et je me suis lancée dans une opération de vide congélo/vide placard.

À cette occasion, j’ai donc ressorti une portion de mon risotto thaï d’il y a quelques semaines. J’aurais pu le manger comme ça, mais rater une occasion de cuisiner, c’est pas mon truc. Donc je me suis lancée dans des arancini, une recette de street food italienne où on fait des boulettes de risotto, qu’on farcit et qu’on frit. Au cas où le risotto n’était pas assez gras. Normalement, les arancini sont fourrés au ragoût et aux petits pois, j’ai décidé de mixer ça avec des suppli al telefono (autre street food italienne) et de les fourrer d’un reste de bleu : ça fait un coeur fondant, une tuerie. Croquant à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, coeur fondant, que demande le peuple ? Et j’ai presque l’impression de faire de la cuisine fusion (mais pour une version plus traditionnelle, regarde par ici !)

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Risotto thaï au lait coco

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L’année dernière, je me suis rendue à Paris et j’avais squatté chez une amie avec le même prénom que moi. Pour la remercier de son hébergement, j’ai fait un far breton et ce risotto façon thaï, obtenu en faisant absorber au riz non seulement du bouillon mais aussi du lait coco : un délice ! On en avait évidemment fait beaucoup trop, et elle m’a dit qu’elle avait dû en manger pendant 4 jours… Oups.

Maintenant que je suis moi aussi à Paris, j’ai récidivé…

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Omerice

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L’Omerice, c’est un peu comme nos pâtes au jambon pour les japonais : c’est le plat familial de la flemme. On peut le faire avec les fonds de placard, des restes de riz, de poulet, des fonds de légumes surgelés… Le principe est celui d’Omelet et Rice : c’est une omelette fourrée au riz avec des légumes et du poulet/tofu !

Le pire dans cette histoire, c’est que je n’en ai jamais mangé au Japon, parce que du coup, à part peut-être dans certaines cantines ou self-service, on en trouve pas trop dans les restos… Mais je peux remercier mon cousin, qui a lui aussi voyagé au Japon, qui m’en a fait une délicieuse l’été dernier, merci <3

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Mejadra

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Depuis que j’ai commencé la vie en entreprise, je ne mange plus de tupperwares à midi. Pas parce que je n’ai pas le temps de les préparer, seulement, la cantine de l’entreprise est gratuite. Genre elle coûte zéro euro. Cela me revient donc beaucoup plus cher de venir avec mes tupperwares, je me suis donc résignée à abandonner mes petits plats maisons le midi (parfois je craque quand même).

Le problème de cette cantine, à part le fait qu’elle ne soit pas vraiment délicieuse, est qu’elle n’est pas très appropriée pour des végétariens (ce que je ne suis pas, si tu as suivi, mais je mange très peu de viande). Il y a en effet très peu de légumineuses, à part une salade de lentilles mais franchement j’ai pas confiance en la sauce qu’ils mettent dedans. Du coup, pour éviter les carences, je mange beaucoup plus de légumineuses le soir, en compensation.

L’autre jour, je me suis donc concocté un plat vegan complet, qui vient du Moyen-Orient : après ta cuisine embaume les épices c’est un délice (c’est le plus important les épices !) Si tu n’es pas trop friture, tu peux remplacer les oignons frits par ces beignets d’oignons au four qui font bien le taff.

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