Banana bread au dulce de leche

Pendant mes vacances en Bretagne, j’ai pu profiter du fait que A. avait ramené un pot de dulce de leche d’Argentine ; comme j’avais déjà fait des alfajores de maicena et que de toute façon la cuisine familiale bretonne n’était pas assez équipée pour des biscuits, je me suis lancée dans un banana bread marbré au dulce de leche avec quelques pépites de chocolat noir… Deux histoires marrantes à propos de ce banana bread (enfin marrantes, je m’avance peut-être un peu) :

La première fois que j’ai tenté un banana bread, il y a quelques années de cela, bien avant le blog, Petit Frère N°1 était devenu extatique. Il avait déclaré que c’était la meilleure recette que j’avais jamais faite (depuis, je me suis un peu améliorée quand même) et en avait dévoré une bonne partie. Alors quand j’ai retenté l’expérience, il y a un an et demi, il était là, prêt à avaler l’imprudent gâteau séance tenante. Manque de pot, en regardant s’il était cuit, j’ai tiré la grille du four trop brusquement et il s’est écrabouillé au fond du four. En panique, Petit Frère N°1 et moi nous sommes jetés dessus ; j’étais désespérée, mais il a tout simplement ramassé la bouillie à la cuillère, l’a remis dans le moule et a relancé la cuisson. Ni vu ni connu. J’étais convaincue par son idée de génie qui m’évitait de jeter le gâteau, mais en fait c’était franchement pas terrible, pas seulement à cause de cette étrange double cuisson mais car la texture était trop molle, pas assez aérée.

Alors quand j’ai voulu retenter un banana bread, avec le fameux dulce de leche de A., j’ai essayé une autre recette. Mais vu le dépouillement de la cuisine, on s’est arrangés : on a bidouillé les quantités en diminuant drastiquement le sucre, viré le buttermilk parce qu’on en avait pas, adapté à ce qu’on avait sous la main, et puis on se dit qu’on s’en souviendrait. GROSSIÈRE ERREUR. Au moment de commencer cet article, j’ai dû appeler A. en urgence pour savoir s’il avait toujours les captures d’écran qu’il avait fait de la recette de base, et s’il se souvenait si on avait eu assez de farine ou si on avait juste compensé avec des bananes, si on avait mis assez de lait ou si j’en avait rajouté pour le fun… Bref, heureusement qu’il était là, et que j’ai pu reconstituer cette délicieuse recette, UNE TUERIE ! Le banana bread est juste assez aéré et juste assez sucré, les becs sucrés peuvent rajouter le reste de dulce de leche, et les autres le manger comme ça, ou griller une tranche au grille-pain et laisser fondre un peu de beurre salé dessus… Il a disparu aussitôt et a été validé par la communauté de testeurs. Si tu veux supprimer le dulce de leche, tu peux rajouter un peu de sucre dans la pâte, si tu veux le remplacer par du Nutella, tu peux supprimer les pépites de chocolat…

  • 115 g de beurre salé mou
  • 3 grosses bananes très mûres
  • 150 g de sucre brun
  • 3 oeufs
  • 250 g de farine
  • Quelques gouttes d’extrait de vanille
  • 1 c à c de bicarbonate
  • 100 g de lait
  • 1/2 c à c de cannelle
  • 1 pincée de sel
  • 150 g de chocolat noir pâtissier
  • 6 c à s de dulce de leche, ou confiture de lait

Préchauffer le four à 180°c.

Mixer les bananes.

Battre le beurre et le sucre avec un batteur électrique jusqu’à ce que le mélange soit crémeux. Ajouter les oeufs un à un en mélangeant. Ajouter les bananes mixées, l’extrait de vanille, la farine, le sel, le bicarbonate et la cannelle. Incorporer le lait.

Ajouter le chocolat coupé en grosses pépites.

Dans un moule à cake beurré, verser la moitié de la pâte, et étaler 3 c à s de dulce de leche. Répéter l’opération. Enfoncer un pic à brochette dans le moule rempli et le tourner pour mélanger un peu plus la pâte et le dulce de manière à faire des spirales et des marbrures.

Enfourner pour 50 min : s’il commence à trop dorer, couvrir d’une feuille de papier alu.

Servir tiède… Bon ap’ !